Fyrolia est un serveur Minecraft RP Medieval-Fantastique, unissant divers peuples pour une aventure pleine de mystères!
 

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 Candidature Jigoku

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Jigoku



Messages : 1
Date d'inscription : 17/06/2017

MessageSujet: Candidature Jigoku   Ven 23 Juin - 23:24

Joueur

b]Sage – Psst ! Psssst ! Réveilles toi ![/b]

Hein ? Quoi ? Où ? Qui ?!

Sage – Du calme ! Ce n'est que moi. Donc.. le topo.. Tu dois te présenter.

Hein ? Me quoi ? Pourquoi ?

Sage – Comment dire.. Tu es actuellement jugé de crime.. envers.. la schizophrénie.

Comment ça « Jugé » de Schizophrénie, c'est honteux ! SCANDALE !

Juge – Silence ! Silence ! Monsieur.. monsieur.. hem..

Jigoku m'sieur !

Juge – Vous êtes accusé des crimes suivant ; Un pseudo du nom de Jigok, l'âge de 19 ans, une expérience de jeu de rôle de plus de 4 ans, et d'avoir connu ce site illégalement. Ainsi que votre addiction aux jeux, la lecture et le dessin.

Wow, ça en fait des accusations. Et bien monsieur le juge.. je n'ai rien à dire pour ma dé-

Sage – Si ! Si ! Il a quelque chose à dire pour sa défense.

Ah bon ? Oh ! Oui ! Bien sûr.. oui.. pour « ma » défense.. Alors heu.. Est-ce un crime que d'avoir 19 ans monsieur le juge ? Et mon pseudonyme minecraft.. Je n'ai rien pour m'sieur..

Sage – Je lui en ai donné l'idée vous voyez..

Juge – Je vois.. je vois.. vous pouvez continuer.

Mon addiction comme vous dîtes.. Je.. hem.. c'est pour les.. études. La lecture serait très rare pour un gens de mon âge, et même très précieux pour la société vous voyez ? Le dessin.. parce que.. je suis.. un.. heu.. Artiste ah ah !

Juge - Qu’est-ce qui vous a donc attiré ici ?

Et bien… l’expérience. Une recherche je dirais même !

Juge – Expliquez moi votre expérience de rôleplayeur mon cher.

Et bien n'est-ce pas flagrant ? Actuellement je passe pour un schizophrène, je me fais parler moi-même par votre biais, c'en est presque flippant.

Sage – Idiot ! Fallait pas le dire !

Mais sinon.. Ma vision du rôleplay.. c'est de jouer parfois un tout autre rôle de notre personnalité, ou bien même se jouer soi-même à travers l'outil qu'est minecraft. Jouer un personnage qui n'est pas nous, s'amuser avec des situations parfois peu courante, ou des activités de la vie de tous les jours.  

Juge – Comment avez-vous connu ce site ?

Hem.. hem.. Heeem.. Ah ah ! * Disparaît * Ah.. ah.. ah.. non.. ça n'a pas fonctionner hein.. ?

Juge – En effet, dois-je vous rappeler que vous êtes à l'écrit ? Vous êtes libre.


Personnage :

Élias est un très jeune adolescent en quête de savoir et d’aventures, depuis jeune enfant, il souhaite rendre les gens autour de lui heureux et pour le moment il s’aide de sa cuisine. Tout petit, sa mère le lui enseigne, il sait préparer quelques plats déjà.
Ses parents ne sont pas riches, et pourtant cela ne l’a pas empêché à suivre sa propre voie, même si son père insistait beaucoup pour lui apprendre les rudiments de la lame, mais il s’y opposait et continuait. Comprenant rapidement et malheureusement ce qui l’attendait en ce monde, il accepta finalement l’entraînement de son père, il savait dès à présent se défendre convenablement.

Prénom/Nom : Élias Delgor
âge  : 8 ans
Sexe : Homme


Physique:

Tout en Élias respirait la normalité. Ses cheveux d'un noir de jais étaient coupés un peu plus court que la moyenne, et donnait une apparence négligée mais on voyait qu'il tentait quand même, tous les matins, de donner une forme à ses cheveux, en vain. Ses fins sourcils semblaient légèrement plus clairs, et ils surmontaient deux grands yeux noisettes qui pétillaient de joie. Il avait un tout petit nez fin et retroussé parsemé des légères taches de rousseur. Sa bouche quant à elle, exprimait chacune des émotions de l'enfant, du rictus malveillant à un sourire enfantin et joyeux. Elle dévoilait ses dents blanches. Son visage se terminait par un menton un peu pointu. Sa peau était mate de nature, assez dur pour le garçon d'attraper un coup de soleil. Il était petit, et se tenait droit. Il était également très fin, et nullement musclé, une brindille en soit.

Mentalité:

Élias pouvait passer des heures seul à lire distraitement un bouquin, allongé dans l'herbe, en jetant un regard de temps à autre en direction du ciel. Dans ces moments là, il se sentait détendu, tranquille et en paix. Il était dans sa petite bulle. Il aimait également griffonner des croquis représentants un peu tout, un personnage, un objet, ses amis, un animal ou bien le paysage. Il était sympathique et nullement timide. Il adorait parler de tout et de rien, de ses passions... et aussi venir en aide à qui en avait besoin. Cependant, il était loin d'être courageux même s'il savait se battre.




Histoire :

Partie I

Un beau matin d’Été, Élias étudiait comme à son habitude. Cela se faisait par le chant, l’écriture et le maniement des armes. Mais lui, aurait préféré s’entraîner à la cuisine plutôt que d’apprendre à se battre. Il avait pour habitude, tard le soir, d’étudier autres que les livres d’histoires et lorsque l’Aube pointait le bout de son nez, à mettre en pratique ce qu’il avait pu assimiler. Ses journées étaient répétitives, du matin, au soir, jusqu’à l’heure du souper, il réitérait les mêmes mouvements. Il n’avait pas un moment pour lui et pour dire, il n’avait que très peu d’amis.
Le jeune garçon était loin d’être le plus courageux, ni même le plus fort, bien que le contraire, aurait été préférable pour son père.

“ Élias ? Tu veux bien venir m’aider à préparer le repas ? avait demandé la jeune mère d’Élias qui, avait pour usage, à chaque fin de semaine, de demander l’aide à son jeune enfant.
- J’arrive mère !” cria Élias.
 
Il finissait de se préparer, ces moments-là étaient précieux à ses yeux, c’était sa seule chance de pouvoir prouver à ses parents qu’il était capable d’avoir un avenir, sans forcément devoir se battre. Il descendit l’escalier à toute allure, tablier déjà en place, il était prêt, prêt à en découdre avec son plat. À chacune de ses recettes il s’imaginait autre part, un royaume rien qu’à lui, un imaginaire fait de chimères culinaires, un monde dans lequel il était roi, dans lequel il décidait de son propre chef le plat qu’il ferait, les aliments qu’il devait choisir et les nombreux instruments mis à sa disposition.

“Tu veux bien t’occuper des légumes ?
- Pas du repas… ? demanda timidement Élias.
- Nous n’avons pas de temps pour ça. Ce soir, des invités viennent à la maison.
- Des invités… ?”

Son père était rentré, il se mit à l’encadrure de la porte de la cuisine. Il revenait tout juste de son travail. Élias ne savait rien de son père, ce qu’il faisait, où est-ce qu’il pouvait bien aller. Son père travaillait simplement dans l’administration. Il n’avait pas de relation fusionnel avec ses parents, comme pourrait avoir un autre enfant avec les siens.

“Le repas est prêt ma tendre épouse ? interrogea l’homme un peu plus âgé que sa femme, tout en la prenant dans ses bras.
- Bientôt, j’ai demandé à Élias de m’apporter son aide. As-tu terminé Élias ? insista sa mère.
- C’est déjà fait, répondit sèchement Élias
- Tu devrais être plus heureux que ça jeune homme. Je devrais normalement ne pas l’accepter, pourtant je te l’ai répété une dizaine de fois. Tu ne feras pas de cuisine, tu te battras à mes côtés.
- Et si je refuse ?”

Le jeune garçon parlait à son père avec véhémence, même si ce n’était pas réellement ce qu’il souhaitait. À maintes reprises, cette situation avait pour conséquence l’interdiction de toute utilisation en rapport avec la cuisine, ce qui avait le don de mettre Élias hors de lui. Mais vous devez bien vous douter d’une chose, ce jeune enfant tout frêle ne pourra pas faire face à son paternel.

Il était déjà vingt heures passées, les invités arrivaient les uns après les autres, Élias était concilié dans sa chambre ce soir-là. Il ne devait surtout pas faire mauvaise impression devant ces personnes de la haute importance.
Les parents du jeune enfant avait une maison à l’Est du Royaume, le père avait de très bonne relation avec la haute bourgeoisie, la mère quant à elle en profitait pleinement. Ainsi ils pouvaient jouir des bonnes ententes. Le jeune enfant, malgré son envie de ne pas vouloir entendre leurs histoires, et surtout d’être en dehors de toutes ces horribles remarques,  comme il disait : “Moi, de toute façon je suis gentil.”, ne pouvait s’empêcher d’être curieux et d’entendre des anecdotes sur la ville dans laquelle il vivait.

“Bienvenue, bienvenue, entrez donc. Le salon est à votre gauche.”

La jeune femme portait une merveilleuse robe, celle-ci épousait magnifiquement les formes de son corps. Un sourire presque maternelle accompagné d’une immense douceur, une forte présence, de quoi faire chavirer le coeur des hommes présents. Élias ne savait que faire, et puisque sa chambre ne lui plaisait plus, ni une ni deux, il descendit de sa fenêtre avec l’aide de plusieurs vêtements accrochés les uns aux autres. Une fois dans le jardin, il était de nouveau dans son monde.
Mimant les plus grands chevaliers, s’adossant aux arbres, escaladant les branches, ce que ferait un enfant de son âge pour tuer le temps. Une fois cet ouvrage terminé, il décida de s’approcher discrètement de la maison, afin d’écouter ce que pouvait bien raconter les adultes. Il entendait des rires, des moqueries, puis vint un moment où la discussion sonnait presque faux.

“Merci à vous d’être venu Edmon. Mon vieil ami.”

Le père, lui, était aussi bien habillé, il avait prit soin de se raser la barbe et de coiffer correctement ses cheveux. Les mains moites, le front perlant de sueurs, il n’était clairement pas rassuré à cette idée. “À quoi pouvait-il bien penser ?”, se demanda le jeune Élias. Et même moi je ne pouvais imaginer ce que le père avait pour idée.

“Oh non ! C’est à moi de vous remercier Victor.” insista Edmon.

Ce cher Edmon était d’une très forte corpulence, accompagné d’un tic assez particulier. En effet, on pourrait presque compter le nombre de gestes qu’il exécutait pour nettoyer son front.

“Ma femme et moi souhaiterions aborder un sujet plutôt délicat…
- Je vous écoute.
- Notre fils… Élias, vous savez…
- Oh ! Le jeune Élias, oui, oui, un jeune homme plein de ressource ! interrompit le vieil homme.
- Et bien… On aimerait le voir devenir un grand homme… Ces derniers temps il s’est mis en tête de devenir chef cuisinier.
- N’est-ce pas là idiot ? murmura la mère.
- Pourtant c’est un métier plutôt respectable.
- Peut-être bien. Mais mon fils est destiné à devenir un guerrier, non pas une bonne femme à préparer la cuisine. Écoutez… Nous n’avons plus de quoi subvenir à nos besoins, avoir un enfant en charge n’arrange en aucun cas le problème.
- Je vais y réfléchir alors… Mais c’est bien parce que nous sommes amis depuis longtemps.” disait-il, soupirant.

Le jeune enfant en était abasourdi, “Comment pouvaient-ils ?”, une pensée traversa alors en un instant son esprit : “Et si…”, à quoi est-ce qu’il pouvait bien penser ? Et si quoi ? Un jeune homme de son âge pouvait s’imaginer dans un tout autre monde. Mais la réalité, elle, est bien plus inimaginable. Il ne pouvait seulement entendre que quelques contes et légendes sur le monde, mais au fond de lui, cette curiosité naissante ne faisait que consumer son âme. À quoi peuvent ressembler les étoiles là-bas ? Élias lisait beaucoup de livres, ses parents lui en faisaient cadeau depuis ses douzes ans. Des livres d’histoires aux contes les plus farfelus, c’était une source de bonheur et d’imaginaire pour ce très jeune lecteur.
D’ailleurs il pensait que les livres pouvaient rendre les gens heureux, comme la cuisine, enfin seulement lorsque le repas est bon. Mais ne tergiversons pas. Les parents d’Élias n’avaient plus de quoi subvenir à leurs besoins, qu’allaient-ils donc faire ? Il aurait souhaité vivre dans son monde inventé, ne plus faire face au monde cruel des adultes, il haïssait les paroles de son père, la remarque déplacé dont il avait été témoin, mais pourtant il aimait ses parents, que faire ?
La grève, ne plus parler à ses parents, s’enfermer dans sa chambre… toutes ces idées traversèrent les pensées de notre jeune rêveur, l’une d’entre elles avait particulièrement retenu son intention. “Et si…”, il pensait à voix haute, mais que ferait-il exactement ?

“Ce soir je fuis.”, déclara-t-il.

Vous devriez normalement penser que c’est idiot, que cela va le mener à disparaître, voir pire. Et vous n’auriez pas totalement tort, mais à quoi bon se démener pour écrire ce récit, surtout pour faire vivre le personnage principal.

“Élias chéri ? Tu veux bien venir dans le salon ?”

Sa mère avait encore ce doux sourire. Élias savait très bien que ce n’était que pour le rassurer, elle se tenait là, assise sur l’une des chaises autour de la table. La table, elle, était bien décorée pour l’occasion, de magnifiques roses disposées de part et d’autres, une splendide vaisselle en argent et des couverts eux aussi bien disposés.

“Oui mère ?”

Face à ce genre de stress, il s’imaginait dans son royaume, là où il était maître de ses pensées.  Il pensait que c’était un jeu. Un jeu comme un autre.

“ Ton père et moi avons à te parler. Avant toute chose, je te présente Edmon.
- Enchanté petit.
- Bonjour… répondit Élias d’une voix presque monotone.
- Plus d’enthousiasme voyons, notre invité est venu exprès pour toi, expliqua la jeune mère.  
- Pour moi… ? Pourquoi pour moi ?”

L’inquiétude prenait le dessus sur ses émotions et ses pensées. Malgré ce masque qu’il s’était donné, celui-ci ne pouvait tenir plus longtemps. Même s’il n’appréciait pas beaucoup son père, lui, était tout de même présent dans les moments infranchissables, les moments de doutes... Quant à sa mère, c’était sa mère, celle qui le bordait le soir, qui le lui racontait de merveilleuses histoires pour dormir, qui s’occupait parfois de ses blessures. Il aimait plus que tout ses parents. Fils unique, il voulait rendre sa famille fière de ses actes. Malheureusement ça n’avait jamais été le cas, et aujourd’hui il pense avoir détruit ces liens qu’il chérissait tant.

“En effet, nous avons prit une décision. Ne nous en veut pas, sache que nous continuerons à t’aimer.
- Papa… Maman...
- Tu n’as pas à avoir peur, répliqua Edmon.
- Je refuse ! Je ne veux pas ! hurla-t-il.
- Du calme, nous n’avons encore rien dit…”

Sa mère tenta tant bien que mal de calmer son fils, mais il continua.

“ Tout ça parce que vous n’avez plus d’argent ! C’est de votre faute !  À me payer toutes ces activités qui ne servent à rien ! Tout ce que je veux moi,  c’est cuisiner ! Et vous m’en empêchez !”

Les larmes commencèrent à couler de ses yeux. Il hurla de toute son âme, à ne plus en avoir de voix, il tremblait de tout son être, regardant ses parents avec haine et incompréhension.

“ Élias ça suffit ! Monte dans ta chambre ! cria Victor.
- Je peux repasser un autre jour si vous le souhaitez…
- Non, non… Il va se calmer… Attendez un peu s’il vous plaît.
- Bien…
- Je ne veux pas aller avec cet vieil peau !
- Jeune homme fais bien attention à tes paroles.”

Les hurlements se mêlaient aux sanglots du jeune Élias. À l’heure actuelle il souhaitait partir de chez lui, mais où est-ce qu’il pourrait bien aller ? Il ne connaissait pas les dangers du monde extérieur et ne savait pas non plus se défendre, ni même user d’une arme. C’était peine perdu, il n’avait qu’à abandonner cette idée sans grand intérêt, et surtout s’il voulait encore y réfléchir. Il claqua la porte en un fracas, le vase qui était tout juste installé à côté tomba et se brisa en plusieurs morceaux.

Cette fois-ci, la goutte avait fait déborder le vase. Il s’imaginait déjà grand chef cuisinier, parcourant le monde, découvrant mille et une saveur, la gloire et la reconnaissance… C’est là un merveilleux rêves. Une ambition qui avait poussé Élias à quitter ses parents ce soir même. L’ambition, l’espoir, la rêverie… Ce sont là des mots parmi tant d’autres. S’imaginer un monde remplit de fantasme, à contrario du cauchemar, qui lui est capable de mettre à genoux les plus grands dirigeants. Qu’était son dessein ? La cuisine certes, mais cela ne pouvait suffir et Élias le savait.
“J’attends minuit.”, c’est ce qu’il répétait sans cesse, attendre que ses parents dorment et  seulement lors de cette opportunité, il partira. Laissant sûrement une lettre au chevet de son lit, voulant se rassurer, se dire que c’était la meilleure solution pour pouvoir vivre de son rêve. Ni une ni deux sa “valise” de fortune était toute prête. Une dernière fois il observa ses dessins, puis sa chambre, celle d’un enfant, dans laquelle il avait vécu d'innombrables aventures. Il était déterminé, il devait partir mais il était perdu. C’était maintenant ou jamais, demain il ne pourra pas, après-demain il ne pourra plus. ”Décides toi…”, résonna la petite voix dans sa tête.

Il prit un bout de pain, de quoi boire et un vêtement de rechange. La corde de fortune toujours accrochée à sa fenêtre, il descendit doucement, tout en faisant le moins de bruit possible. La lune était déjà très haute dans le ciel, il était à peu près minuit, il se disait qu’il n’était plus très loin de son but, qu’il allait enfin atteindre ses songes. Il passa sans grande difficulté les barrières, puis, une fois les buissons passés il se retrouva en pleine rue. À cette heure-ci seulement quelques chats de gouttières vagabondaient, mais pas seulement, des gens très peu fréquentables traînaient eux aussi, ils étaient souvent cachés dans les ruelles les plus sombres, attendant la moindre occasion pour sauter sur les plus démunis.
Il découvrait un tout autre univers, un ciel différent et, alors qu’il avançait le coeur battant, des cris provenant d’une taverne lui était parvenu.

“ Que des incapables ! Même pas fichu de faire quoique ce soit de correct !”

Cette voix était celle d’un homme dont le timbre portait. Il lança quelques injures, sûrement en dépit de ses employés, ce qui fît empresser les pas d’Élias, surtout qu’il ne désirait pas rester une seule seconde de plus à l’extérieur. Les sons se faisaient alors de plus en plus fort, on pouvait également distinguer un nom sur l’enseigne : “À la taverne de Valdegarde.”.
Il devait se dépêcher et affirmait qu’il serait bien mieux à l’intérieur. D’un geste il poussa la porte d’entrée. Les bruits, qui auparavant se faisait échos, n’étaient plus.
Il y avait quelques clients assis aux tables, certains discutaient entre eux, et d’autres buvaient sans prononcer nulles paroles.

“ On accepte pas les gosses ici. Tu ferais mieux de partir, disait l’homme derrière le comptoire.
- J’ai… j’ai de quoi payer, répondit le jeune à la voix peu confiante.
- Alors assieds-toi donc. Je te serre un verre d’eau, rétorqua-t-il en soupirant.
- Tu pourrais être plus gentil avec lui Lionel… Ce n’est qu’un enfant…”

Une femme toute souriante s’était approchée du très jeune adolescent. Elle était à peine âgée, la vingtaine, et décida de s’asseoir à ses côtés sans ménagement, puis d’un geste, déposa une feuille sur le comptoir. Il n’osait plus répondre, il était bien trop gêné, mais surtout ne savait pas quoi dire, ou plutôt ce qu’il pouvait exprimer.

“ Tu recherches encore des membres ? demanda Lionel en s’adressant à la femme.
- Oui, mais ça se fait rare en ces temps.
- Ce n’est pas étonnant. Vu comment tu as viré le gringalet.
- C’est de sa faute. Incapable de faire un repas, et même avec de bons aliments.”

Ces paroles attisaient la curiosité du gamin, il envisageait déjà sa réponse. Mais entre imaginer et dire, c’était d’une toute autre différence.

“ Et même ici... On manque cruellement de mains d’oeuvres... Pour dire, mon fils s’est engagé dans l’armée, répliqua Lionel.
- Je pense de toute façon partir pour Miraldor d’ici quelques mois.
- Mais tu es folle ? Enfin je dis ça, mais rien ne t’en empêchera.
- Bien deviné. Surtout pour avoir plus de quoi vendre !”

Une chance inouïe qu’il ne devait pas rater, d’un geste rapide il enleva sa capuche, laissant paraître son jeune visage enfantin, ses joues rosées de honte, son minime sourire suscitant les souvenirs heureux et lointains. et l’instant même d’après, regarda le patron droit dans les yeux.

“ Prenez-moi en tant que cuisinier.”

Tous s’étaient soudainement retournés vers lui.

“Ne soit pas idiot gamin, rétorqua Lionel.
- Attends… Laisse lui une chance.
- Je vois pas ce qu’un gamin pourrait bien faire. Et d’ailleurs, d’où viens-tu ? Il faudrait prévenir tes parents, ou quelques gardes pour te ramener chez toi.
- S’il vous plaît. Laissez-moi simplement un chance… suppliait-il. Et je m’appelle Élias...
- Non. Je ne peux pas. Passe simplement la nuit ici.

Partie II

Le réveille fût compliqué. L’excitation lui avait fait songer à des milliers de plats, tous différents les uns des autres, la saveur qu’ils pouvaient avoir, la couleur… Il était à peu près midi, la taverne était bondée de monde, de voyageurs, venant, partant, certains étaient déjà ivre. En cette journée les parents du jeune Élias étaient très inquiets. La mère n’arrêtait pas de pleurer, elle avait perdu son petit enfant et pour rien au monde elle l’aurait laissé seul dans les rues. Ils étaient tout deux accompagnés de gardes, d’amis proches et de quelques connaissances.

“S’avez, l’ptiot doit être mort, surtout dans ce genre de rue, disait un homme, à qui il manquait deux dents.
- Mon petit… tout seul dehors…, sanglotait sa mère.
- Ne sois pas si inquiète, il ne peut pas être très loin…
- Il doit mourir de froid et de faim !
- Du calme madame, on fera de notre mieux.” répliqua un garde.

Ils entrèrent tous dans la taverne dans laquelle il se trouvait, la clientèle qui d’habitude faisait un énorme boucan, s’était cette fois-ci arrêté.

“On a d’autres clients ! gueula Lionel. Bonjour mesdames, messieurs, installez-vous donc.
- Ça ne sera pas nécessaire, exprima l’un des gardes.
- Comme vous voulez… Que voulez-vous alors ?
- Nous sommes actuellement à la recherche d’un jeune garçon. Élias Delgor, l'avez-vous aperçu ?”

À la prononciation de son prénom, Élias arrêta quelques instant son activité. Son coeur battait fort et vite, son rêve s’envolait déjà très loin de lui. Ils l’avaient retrouvé, il allait de nouveau être enfermé…

“Désolé,  jamais vu.
- Vous autres poltrons, vous n’auriez pas vu un enfant traîner près d’ici ? demanda le père.
- Il serait déjà égorgé vif m’sieur, lança l’une des personnes encore sobre.
- Sortons d’ici ! Je n’en peux plus d’entendre de telles horreurs !”

Ils sortirent de la taverne, la mère éclatant une nouvelle fois en larme. Elle se demandait encore si son tendre Élias était quelque part, s’il ne s’était pas perdu par accident, surtout qu’elle refusait une toute autre pensée. Même si elle ne pouvait plus subvenir à ses besoins, ce n’était pas son choix à elle. Les gardes quant à eux, se voyaient désolés pour la famille, pourtant ils fouillèrent partout dans la taverne, mais aucune trace ne pouvait laisser penser qu’il était là, ou alors ils n’étaient pas assez payés pour chercher plus longtemps. Quant au Tavernier, lui, avait très bien jaugé la situation, ils en avaient après le gosse, celui qu’il avait accepté dans sa taverne. Une chance pour lui, ou une malchance, il avait su très bien se cacher.


Élias se trouvait en compagnie de la jeune femme, c’est elle qui l’avait aidé à se cacher in extremis, s'ensuivit une longue discussion.

“Pourquoi te cacher de tes parents ?” demanda la jeune femme.

Il mit un temps avant de répondre, toujours très hésitant.

“Tu sais… tu n’as pas à avoir peur de moi, je ne vais pas te manger… et encore heureux, disait-elle en riant doucement, le sourire aux lèvres.
- Ils voulaient me donner à un monsieur pour mon éducation…
- Tu as simplement fui pour ça ?, soupira-t-elle. Tes parents doivent être très inquiet à cet instant même.
- Vous ne savez pas ce qu’ils m’ont fait subir ! hurla le jeune Élias au bord des larmes.
- Du calme, elle le prit dans ses bras, se voulant rassurante, et, parlant d’une voix basse.          - Peut-être pas, mais je sais ce qu’une mère peut éprouver lorsqu’elle perd son enfant et crois moi, tu n’aimerais pas voir son état.
- Je… je ne sais pas. De toute façon… ils n’avaient plus de quoi vivre… j’étais un poids pour eux.
- Plus de quoi vivre… mh. Que comptais-tu faire une fois dehors ?
- Trouver un travail…
- Tu sais pourtant bien que…
- Oui je sais, interrompit le jeune garçon. Mais on ne sait jamais… je ne demande pas d’argent en retour, et je ne prends pas de place en plus…
- Ce n’est pas un problème, loin de là. Et même… Tes parents te chercherons encore et encore, ils mettront des affiches avec une rançon probablement. Tu ne pourras pas fuir indéfiniment.
- Alors prenez-moi avec vous ! J’ai vu votre affiche, vous cherchez un cuisinier ! S’il vous plaît…”

Son ton était très peu convaincant, lui même ne savait pas ce qu’il pouvait imaginer, ou même, si c’est ce qu’il souhaitait plus que tout.

“ Je vais dans un endroit dangereux, pas fait pour les gosses.
- Je sais me battre ! bégaya-t-il
- Ce n’est pas non plus un problème… soupira-t-elle une nouvelle fois en croisant les bras sous sa poitrine. Bien.
- Bien… ?
- Demain, dès l’aube, on part. Je préviendrai Lionel et les autres.
- Les autres… ?
- Je suis marchande petit, alors j’ai un groupe avec moi. Nous sommes des marchands.
- Quel est votre nom… ?, demanda Élias timidement.
- Élisabeth, pour te servir, souria-t-elle grandement.”



Depuis quelques jours, Élias ne disait plus un mot. Il observait tout simplement le ciel comme à son habitude, puis de temps à autre le visage d’Élisabeth, qui était caché par quelques mèches de ses cheveux. Elle souriait et devait sûrement être très heureuse, un sentiment que partageait le jeune enfant, lui qui avait une personne qui le protégeait. Le voyage s’était presque passé sans encombre, si l’on oublie les quelques attaques de bandits. Heureusement pour lui, les amis de la jeune femme étaient très forts et contrairement à Élias, savaient se défendre.
La charrette devait s’arrêter plusieurs fois, la faute à l’épuisement des chevaux et des interventions incessantes des événements. Une fois arrivé à destination, une vérification devait être faite.

“Cache toi bien, on ne doit surtout pas te trouver avec nous.
- Mais pourquoi ?
- Si jamais on te retrouve, tu seras vite renvoyé chez toi et moi j’irai en prison.”
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Ericsky

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MessageSujet: Re: Candidature Jigoku   Sam 24 Juin - 0:11

Coucou Jigok' o/

Tu as sûrement dû aller un peu vite avec la candidature, il me manque:

- Une lecture des règles
- Une fiche de dés
- Une lecture du contexte/Une plus ample explication de ton arrivée sur Fyrolia
- Un listing bref des compétences du personnage si ça te chante

=w= L'histoire semble assez passe-partout, malheureusement il y a quand même un minimum d'éléments à inclure en rapport avec l'univers et le contexte du serveur.
Un peu de respect pour mon background, quand même!

En relisant un peu les posts du style "Le guide pour bien débuter (pas celui de fanta)", ou les règles, le background vite fait, etc, ça devrait aller très rapidement.

Je te laisse éditer
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Candidature Jigoku

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