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 Candidature de Duncan.

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MessageSujet: Candidature de Duncan.   Sam 16 Mai - 7:52

Pas de retour pour vous jouer mon premier tour !

 Chalut ! J'm'appelle Duncan Larané, j'ai 15 ans, je suis lycéen et je passe le reste de mon temps à jouer. Je tiens une petite Horror Channel sur YouTube, mais j'suis pas là pour faire de la pub' non plus Uu. Pour c'qui est de mon expérience RP, faut dire que... Bah, en gros, j'ai commencé à jouer à Minecraft à la 1.0, vers les premiers mois de l'année où la version était sortie (du coup je sais plus si c'était un peu après ou un peu avant Mad), et comme tout bon débutant, j'étais en cracké Very Happy ! Depuis j'ai réglé ce souci, bien évidemment. Mais pour c'qui est du RP, j'avais déjà commencé avant sur un terrible lieu qui ne se nomme pas du tout Habboz et qui n'est pas du tout un rétro de Habbo hein, c'est pas du tout mon genre d'aller sur ce genre de truc hein, non non non...
 Nah, plus sérieusement. J'ai eu mes bases de RP là-bas. C'est difficile à croire, mais van jékryvé kom sa, et je suis passé à ce stade de la Langue Française en deux secondes montre en main, parce que c'était une qualité nécessaire pour intégrer le RP auquel je désirais participer. Ça a duré un Été. Donc plus tard je suis passé sur Minecraft comme je l'ai d'jà dit, mais c'était surtout pour m'entraîner sur l'architecture et la confection de systèmes Redstoniens. J'ai depuis longtemps abandonné ces deux domaines, mais j'espère ne pas avoir perdu la patte :c. Et donc, vers la 1.4/1.5 j'ai trouvé un serveur RP dont je ne citerai pas le nom, là encore pour éviter de faire de la publicité, mais c'est surtout grâce à ce serveur que j'ai pu apprendre à RP ne serait-ce qu'avec le minimum syndical.
 Depuis, je traîne sur des forums RP, sur ledit serveur, et avec cette candidature, j'espère rejoindre le vôtre Smile !
  Mais attention, faut pas croire que je joue qu'à Minecraft xP. J'ai d'autres jeux aussi, plus principalement du Garry's Mod, Team Fortress 2 et autres fantaisies du genre (Je le dis ici et maintenant, je n'aime pas les MOBAs. Je HAIS les MOBAs. Les MOBAs, c'est le caca), bien que des jeux d'horreur me font un tout aussi grand bien Very Happy !

Ok cool on s'en fiche de ça, qui t'es, au final ?!

... Et vous vous doutez bien que mon créateur n'aura pas la force de se casser quelques neurones pour me nommer.
 Je m'appelle Duncan. Je ne sais pas trop quel âge j'ai. 19 ans, on va dire ? J'ai arrêté de compter il y a de cela longtemps... Je n'sais même pas si ce nom est vraiment le mien. Il faut dire que j'avais pour habitude que mon Maître m'appelle par mon étymologie. D'après lui, c'était un surnom tout trouvé. La signification de mon prénom est celle de ma personnalité. "Le Guerrier Obscur".

Mais avant que des questions ne se posent.. Non, je ne suis pas une sorte de mage qui manie les Ombres tel un Nécro-Destructo-Machin chose qui ne rêve que de domination mondiale. J'étais simplement un voleur. Je n'étais qu'un simple combattant des Ténèbres. Un Assassin, comme les gens aimaient me huer quand j'agissais. Il faut dire que malgré le fait que ce soit mon Maître qui m'aie surnommé ainsi, il y avait des règles très strictes à notre complicité, et volontairement ou pas, je les bafouais tout le temps. Enfin, ça, je vous l'expliquerai plus tard...
Je ne pense pas être le seul du genre, mais je manie très bien les dagues. Et uniquement les dagues. Parfois des lames courtes aussi, comme des épées à une main, mais je fais une grosse fixette sur les coutelas effilés et pointus, précis et efficaces comme je les aime. Un conflit au corps-à-corps ? L'Ennemi n'aura même pas compris comment ma main a pu apporté mon acier dans sa colonne vertébrale. Bloqué sous une pluie de flèches qu'un adversaire s'amuse à nous tirer depuis sa distance ? Pas de problème. Je prends ma dague par le bout de la lame, je la lance, et maintenant, ce c*n se tire lui-même dessus. Difficile de viser avec un œil crevé.
Ayant suivi un entraînement intensif au Vol et à l'Art de la Discrétion, je sais aussi bien me fondre dans l'Ombre qu'user d'un doigté soigné et travaillé pour forcer n'importe quelle serrure.

Physiquement... Vous ne saurez jamais rien de mon visage. Je porte la sombre tenue de mon Maître, en hommage à son sacrifice vengé. Vous pourrez trouver ça morbide, moi je trouve ça symbolique. Et même si j'aimerais révoquer mon surnom, je dois vivre avec, maintenant. Certes, j'ai l'air de me vanter d'être appelé ainsi, mais c'est plus une malédiction qu'autre chose. Je ne suis pas craint, ni haï... Mais quand un voleur est pris pour un tueur, son honneur en prend un coup, et un beau. Je n'ai pas suivi la voie qu'on m'avait indiqué.

Mais je m'égare. La capuche que comporte ma tenue, ainsi que le voile intérieur masquent à peu près tout de moi. Je n'ai besoin que de mes yeux pourpres, à moitié cachés par ma frange noire. De manière générale, je ne suis pas très musclé. Juste ce qu'il faut, ici et là, pour pouvoir tenir un peu. Je pourrais porter la veuve et l'orphelin et avoir l'air d'un héros, ne vous attendez pas à ce que je soulève les décombres qui les ensevelissent. Cependant, si ce léger défaut a un avantage, c'est que j'ai pu m'investir surtout dans la souplesse mes mouvements. La légèreté que mon corps m'octroie me permet une rapidité peu commune, et une facilité à accéder aux recoins les plus étroits. Il faut dire que du haut de mes 1m70 et de mes 50kg tout mouillé, je suis assez libre de mes mouvements. Et, si vous avez déjà des idées tordues dans la tête, sachez que peu importe la taille et la corpulence, c'est la manière dont on l'utilise qui importe.
Il arrive que de temps à autre je me dévoile la face. Si mes bains sont rares, ils sont quand même bien fait. Et je ne passe pas à côté d'une opportunité de me laver intégralement. Ceux qui auront la chance (ou pas) de me voir face dégagée discernerons de fines lèvres, de minces joues, un petit nez et des oreilles faiblement décollées par mes cheveux ébouriffés, tout ceci surmonté d'un menton légèrement carré.
Et cette description signifie bien évidemment qu'il s'agit là d'un humain.

Psychologiquement... Et bien, j'ai mes principes. Là d'où je viens, je n'ai vu que peu de choses, mais c'est sûrement ces souvenirs qui forment tout ce que je suis aujourd'hui. Très petit, j'ai vu ma mère mourir pour moi.. La ville pauvre où nous vivions ne nous accordait aucun instant de répit, et après un certain incident, nous devions faire avec ce qui traînait dans la rue, ce qui en soi n'est pas très rassurant quand la peste traîne dans tous les coins. Enfin bref. Sa mort m'a fait faire un déclic, suivi par un enchaînement d'engrenages qui se huilaient d'eux-mêmes à la vue d'innombrables femmes persécutées. Par simple instinct de survie, elles se réfugiaient toutes dans les bras du premier homme à l'air costaud, et surtout riche, qu'elles pouvaient apercevoir. J'aurais pu les prendre pour une bande de vautours assoiffées d'argent, mais quand je voyais la manière dont leurs maris les traitaient ouvertement en public... Je ne peux pas croire que les Femmes de ce monde soient traités ainsi. Les Femmes comme les Enfants. C'est sûrement les seuls visages adorables qui me donnaient un peu d'espoir dans cette foutue vie, ils n'ont pas à être traités comme ça, b*rdel !...
Je m'emporte. Tout ça pour dire que j'ai une sociabilité assez hasardeuse, mais quasi-assurée quand la personne en face est une Femme ou un jeune Enfant. Et ne me prenez pas pour un de ces enfoirés qui veulent profiter des plaisirs de leur chair, je ne suis pas du tout comme ça. Si je le pouvais, j'aurais déjà tué toute cette vermine qui les maltraitent.

... Sinon, j'ai appris à faire assez confiance aux inconnus, et à m'ouvrir d'esprit aux nouveautés. C'est lorsque l'inconnu qui me sauva eut l'amabilité de me prendre comme disciple que j'ai compris que le Monde n'était pas peuplé que d'horribles individus.
Pour finir, je dirais que... Dans mon enfance, j'étais très peu bavard. J'ai appris le langage des signes avec mon Maître, tant bien pour mes besoins personnels que pour nos expéditions dans les tiroirs à caisse de ma ville natale. J'ai aussi pu apprendre à dessiner de magnifiques portraits, objets, paysages... Si seulement je savais peindre, aussi... Et outre cela, je n'ai évidemment reçu aucune réelle éducation... Je tiens mon langage assez correct de mon Maître et des bourgeois qui se pavanaient dans les rues de ma ville. En revanche, je sais très bien compter. Dans un duo de voleurs, il fallait bien faire l'inventaire de notre butin, n'est-ce pas ?... Bon, pour être honnête, c'était mon Maître qui s'en chargeait quasiment tout le temps. Je ne sais même pas ce qu'il y a après sept.

Ce sont quelques détails qui m'ont fait sourire à l'époque. Je ne me sentais pas seul, comme ça. Sinon je ne parlerais pas autant que je suis en train de le faire. J'essaie d'effacer l'Ancien Moi, celui qui déprimait, rêvait de vengeance, pleurait dans une sombre ruelle quand sa jambe se brisait après avoir raté un saut...
Aujourd'hui, je veux être tout à fait l'inverse. Bien que je reste un peu enfermé sur moi-même encore, je suis déjà bien plus jovial et amical qu'avant. Je n'hésite pas trop à apporter mon aide à ceux que je juge bons de la recevoir. Ha, ça paraît si hypocrite dit comme ça...

Mon histoire... Vous la trouverez sûrement cliché, en disant que pauvre de moi, je ne suis pas le seul dans ce cas, et vous continuerez à débattre sur la véracité de mes propos... Mais avant de commencer à déblatérer, écoutez mon passé.

Du plus loin que je me souvienne, je vivais dans une petite ville du nom de Myrisia, qui se trouvait au beau milieu de Myraldor. C'était une ville plus humaine qu'autre chose. Rien de très particulier. La peste rôdait à chaque coin de rue qui n'était pas enterré sous un brouillard immonde et nauséabond, bien que je ne sais toujours pas si l'odeur venait plutôt des fosses à cadavre que la milice plaçait à tout va. Rien de spécial, non. Un Roi corrompu jusqu'à la moelle et qui ne lésinait pas sur les forces militaires. Si à la limite il les envoyaient au front, conquérir une terre plus fertile à notre civilisation, je l'aurais peut-être jugé moins sévèrement, mais voilà qu'il entoure sa demeure de ses soldats. Et comme si ça ne suffisait pas, ces dépenses inutiles ruinent la cité toute entière.
Myrisia, c'est ma ville natale. J'y ai très peu de souvenirs. Et c'est tant mieux... Je dis ça, mais je m'efforce juste de les maintenir à l'écart. Au final, ils me retrouvent que je suis seul, et que je veux réfléchir simplement au pourquoi du comment de la vie quotidienne. Je n'avais que quatre ans quand mon père quitta la maison. Ma mère le décrivait comme un ivrogne fanatique des jeux d'argent avec autant de chance qu'un trèfle brûlé au quarante-deuxième degré. Et idiot en plus. Mais s'il avait au moins quelque chose de remarquable, c'était sa détermination. Il n'abandonnait jamais à un jeu. Et c'est sûrement pour ça qu'il a ruiné ma Famille...
Un soir, la milice a rendu visite à ma mère et mon père. Je n'avais toujours pas grandi d'un pouce, et comme si ça ne suffisait pas, mes parents se hurlaient dessus sans jamais finir leurs phrases. Vu sous un autre angle, ça aurait pu avoir l'air d'une furieuse synchronisation entre leurs esprits. Moi, je ne voyais que mes parents qui se brisaient mutuellement. Et je pleurais discrètement dans l'Ombre, comme j'avais l'habitude de le faire. Toujours est-il que les gardes avaient pour ordre de nous dégager de notre maison parce qu'on ne pouvait plus payer les taxes du Royaume, qui équivalait du point de vue de notre bourse familiale à trois ou quatre trésors qu'on ne pouvait même pas amasser avec une douzaine de vies. C'est vous dire.

Ma mère m'ordonna de me coucher, et j'obéis docilement. Mais après cette entrevue, je n'arrivais pas à dormir. Je ne comprenais encore pas grand chose à l'époque, mais j'avais déjà cet espèce de mauvais pressentiment qu'on a tous quand un terrible malheur est sur le point de s'abattre sur nous... Et sans m'en rendre compte, j'étais endormi. Bercé par les hurlements incessants de mes parents, toujours en train de se gronder pour l'état dans lequel nous sommes. Le lendemain, il était temps. Les bagages étaient faits, et ne constituaient qu'en deux maigres sacs de cuir marrons, sali par la poussière de la bâtisse, remplis de trois miches de pain chacun. C'était déjà énorme. Mais, nous aurions pu en faire un troisième et répartir en deux pour chaque sac. Je ne comprenais pas pourquoi il n'y avait que deux sacs alors que nous étions trois. En réalité, c'est lorsque ma mère pleura à la lecture d'un chiffon de papier laissé sur le bord de la table à manger que je compris. J'étais petit, mais l'absence de mon père dans toute la maison me laissait perplexe.
Il nous avait abandonné. Lâché. laissé à notre désespoir. Je le hais. Je le haïssais et je le haïrai de tout cœur jusqu'à ma mort.

Les jours passaient, nos estomacs se vidaient au même titre que les rues infestées de lépreux et malades souffrant à l'agonie. On ne pouvait plus rien pour eux. La médecine de Myrisia était des plus archaïques. Un marteau en guise d’anesthésie, et si le bourrin qui vous assommait avec ne vous avait pas tué comme ça, c'est le docteur qui vous achèvera en vous amputant les membres à la hache. Ils pensaient tous que le mal se guérissait par le mal. Si une personne souffrait à un endroit, il fallait gravement en blesser un autre pour évacuer la douleur par ce point-là, et ainsi libérer le patient de ses maux. Dans un sens, ça marchait. Une fois mort, on ne souffre plus, n'est-ce pas ?
C'était grâce à un miracle de la vie que ma mère ramenait de l'argent d'entre les ruelles. À l'époque, je ne savais pas ce qu'elle faisait pour revenir la robe déchirée dans tous les sens, mais maintenant... Vous aurez sûrement compris, pas besoin d'un dessin non plus. Dieu que les Hommes sont terribles... Si je pouvais retourner à Myrisia ne serait-ce que l'instant d'une journée, même une seule et unique heure, je vous jure que j'éventrerais tous ces gros porcs qui peuplent cette ville de m*rde.
En tout cas, nous avions assez pour manger. Nous pouvions passer quelques semaines à se nourrir de nouvelles miches de pain pourries.

Tu donnes un impact, tu reçois un impact. La vie on nous a donné, la vie on nous reprend. Ma mère vieillissait. Son corps décrépi ne plaisait plus assez pour son activité nocturne. Ça, et sûrement la tonne de maladies transmissibles qui la faisaient souffrir à longueur de journée. Une larme coulait sur mes joues à chaque fois que je l'apercevais dans cet état. Elle passait plus de temps couchée à se battre contre le mal qui l'habitait plutôt qu'à autre chose. Mais elle fit une pause dans sa bataille intérieure quand mon ventre la fit ressortir dans le monde réel. C'était le gargouillis de trop. Elle me sourit doucement, avant de poser sa main sur ma joue pour effacer les larmes. Elle m'avait embrassé le front avant... Avant de... De partir chercher à manger... Elle m'avait dit de ne pas la suivre, alors j'ai obéi.. Et.. Et puis, j'ai entendu des cris.. Des cris de femme.. C'était ma mère que j'entendais.. Alors, j'ai voulu aller voir, et.. Et.. Et il y avait ces hommes, ces gardes qui.. Q-Qui traînaient un cadavre décharné le long de la rue... E-Et, il y avait ce collier, c'était une petite perle bleue, qui luisait même à travers le brouillard... Quand j'étais petit, ma mère me disait que c'était un œil de bébé dragon.. J'avais compris... Je n'avais même plus la force de pleurer... Je restais debout, immobile, inerte..
... Ma mère a été tuée...

... Je ne me contrôlais plus. J'ai piqué l'épée à un garde, et j'ai foncé tête baissée sur le boulanger d'en face. Celui qui avait envoyé ma mère au casse-pipe. J'étais si fier de moi-même, j'allais venger ma mère aussitôt qu'elle s'en était allée... Et dans le cas où je n'aurais pas réussi, je l'aurais rejoint. Tout est bien qui finit bien, comme on dit. Quand j'ai senti l'épée s'enfoncer dans un craquement strident, j'ai cru que la victoire était mienne... En réalité, je n'avais que transpercé le comptoir, sans même gratter le nombril de l'homme, qui amena les gardes sur moi. Je pris peur, et les jambes à mon cou. J'avais les yeux emplis de larmes, et il ne me suffisait que d'un effort pour les faire couler à flots. Cet effort arriva peu après le début de la course poursuite. J'avais trébuché dans un fossé prévu pour les morts de la peste. Heureusement, il était nouveau, et n'était pas encore rempli d'un seul de ces cadavres répugnants. Difficile à croire que j'ai pu tenir contre la maladie, à l'époque... Toujours est-il qu'une fois que j'ai chuté dedans, je m'étais brisé le genou. J'avais pourtant réussi à semer les gardes, mais mon hurlement de douleur atroce ne pouvait que les attirer sur ma position.

C'est alors qu'une main angélique se tendit à moi. Je l'agrippa sans réfléchir, et l'Homme qui venait de me sauver m'avait aussitôt emmené dans un tour désaffectée au centre de la ville. Il s'avérait être le Maître Voleur le plus connu de la cité. Je pouvais déjà discerner son sourire narquois derrière ses lèvres, son œil droit déjà atteinte d'une sorte de cataracte étrange, tandis que la pupille bien sombre de l'autre œil me fixait méchamment. J'ai cru qu'il allait me faire du mal, mais j'étais déjà trop mal en point. Me voler, alors. Je n'avais rien sur moi, et il l'avait déjà deviné. Qu'est-ce qui pouvait l'intéresser chez un pauvre garçon sur le point de mourir comme un abruti ? Et bien, c'est très simple...
Il cherchait un apprenti. Le Maître Voleur se faisait vieux. Déjà 30, et l'espérance de vie de l'époque ne volait pas haut... Nous passions d'abord quelques jours, et accessoirement mon anniversaire dans cette tour vide où le Maître s'était établi. J'avais huit ans. Mon genou ne me faisait plus mal, et je pouvais remarcher normalement au prix d'un petit effort.

Fier de moi, il posa sa main sur mon épaule. Il avait l'air d'être une personne de confiance. J'avais encore un peu peur de lui; il faut dire que son air sinistre n'aidait pas. Je me suis alors légèrement reculé, mais je lui souriais, sans trop savoir pourquoi. Il me proposa d'un geste de la main de le suivre plus haut dans la tour. Cet homme m'avait sauvé la vie, je ne pouvais qu'accepter. Et alors, j'eu la vision la plus terrible de toute ma vie. Nous étions dans la tour la plus haute de Myrisia. L'horloge centrale. La cloche ne sonnait plus depuis des lustres, on pensait tous que l'insalubrité des lieux avaient détruis le système.. En réalité, ce n'était que le Maître qui avait défait le tout pour ne pas finir un peu plus sourd à chaque matin. Il ouvrit une fenêtre d'où je pouvais voir toute la ville. Je distinguais quelques bâtiments dépasser de la brume en bas, quelques cadavres éparpillés ici et là sur les toits, dévorés à moitié par les nuées de corbeaux qui passaient de temps en temps... Et au fond, je pouvais très facilement discerner le château du Roi. Je ne l'avais jamais aussi bien vu de toute mon enfance. J'étais ébahi. Son apparence lugubre le rendait tout simplement ahurissant. Ce bâtiment était impressionnant, et le poste d'observation où nous étions aussi.
Finalement, c'est là qu'il me fit sa proposition. Si je le voulais, et si je voulais vivre surtout, je devais suivre une initiation au vol et à l'infiltration sous les ordres du Maître Voleur. Si je refusais, j'allais simplement être relâché dans la basse-rue, avec les autres pauvres qui n'attendent que d'en finir avec la vie.
... Vous vous doutez bien de ma réponse. Dès lors, ce n'était plus Le Maître Voleur. C'était Mon Maître. Et je ne pouvais pas l'appeler autrement, tout simplement parce que je ne connaissais aucune autre appellation pour lui. L'initiation allait commencer une semaine plus tard. J'étais encore jeune, mais largement apte à l'apprentissage. C'était la seule éducation que je reçus durant mon enfance.
Les jours passaient, j'apprenais lentement comment escalader les parois faciles d'accès, je savais comment poser les questions primordiales simplement en bougeant mes doigts pour créer des formes particulières.. Le langage des signes, il appelait ça... Et, il m'entraînait aussi mais surtout au combat. Le Maître qu'il était ne m'autorisait que les dagues, mais le Voleur qui était en lui était très clair.
"Nous ne sommes que des Voleurs. Nous venons, nous prenons, nous partons. Si tu tues, tu ne seras jamais un Voleur de toute ta vie." De sa voix rauque et sombre, il me fit bien comprendre de quelle humiliation il en ressortait si je venais à ôter la vie d'une personne intentionnellement. Je repensais à ma stupide tentative d'empaler le boulanger, et je secouais la tête bêtement.
Les jours passaient, de nouvelles notions apparaissaient dans mes entraînements, comme le crochetage, et maintenant, la pratique. Il était temps de partir avec mon Maître en mission. Il me racontait durant mon initiation l'existence d'un trésor incroyable dans la chambre du Roi. Il en savait la position exacte et la valeur. Il m'avait juste dit que celui qui porterait ce collier serait l'Homme le plus riche au Monde... Le but de mon entraînement semblait être d'accompagner mon Maître dans la complicité et la coopération la plus totale pour dérober ce collier vite fait bien fait.
Un soir de demi-Lune, il m'ordonna de le suivre alors jusqu'au château. Nous bondissions habilement sur les toits, camouflé à moitié par le brouillard, à moitié par le ciel voilé de la Nuit noire, jusqu'à arriver sur une rambarde qui allait nous permettre de grimper sur les murailles qui entouraient la demeure royale. Mon Maître passa en premier et assomma le premier garde. Le deuxième, alerté, finit quelques mètres plus bas. La chute était non mortelle, mais l'armure a du bien fêler quelques os tant le choc était puissant. Heureusement, avec le brouhaha nocturne des lépreux qui hurlaient à la mort, la chute fut silencieuse. Le point fort de cette muraille, c'est qu'elle était directement reliée à la chambre du Roi par une porte extérieure. Elle était censée servir de ticket de sortie avec une escorte personnelle dans le cas où un siège aurait lieu. C'était à mon tour d'agir. Je me glisse jusqu'à la serrure, dégaîne un fil de fer et un crochet, et prends une grande inspiration. Je venais tout juste de plonger les doigts dans le mécanisme que j'avais déjà trouvé le point sensible. Je souris en ouvrant la porte avant de ranger mon matériel. J'étais fier. Mais mon Maître semblait souciant... C'est vrai que si on y pense maintenant, ça a l'air trop facile.

Nous nous sommes introduits dans la chambre du Roi. Il ronflait comme un sanglier en rut. Je laissais mon Maître agir, car lui seul savait où se cachait le collier... Qui se trouvait tout simplement dans le tiroir de la table de nuit. Pathétique... Nous nous en allions quand un bruit de flèche en coche se fit entendre. Suivi d'un autre, puis d'une dizaine qui suivaient encore. Nous nous sommes retournés quand la salle fut éclairée des torches d'un bataillon de gardes entiers. C'était une embuscade. Le Roi se lève aussitôt en éclatant de rire. Je me souviens encore de ses grognements.. Un vrai porc. Il arracha le collier des mains, et ce fut le seul moment où je pus l'apercevoir clairement. Le diction à propos du collier faisait référence aux centaines de petits diamants qui ornaient les chaînes d'or massif qui formaient alors la boucle du bijou. Mes yeux brillaient de mille feux devant un tel trésor, mais.. Quand je tendis la main en espérant l'attraper, ce n'était que pour agripper les barreaux de la cellule séparée de mon Maître.

C'était bientôt l'heure de la fin. La foule non contaminée de la ville, qui constituait à peu près une centaine de personnes, s'était assemblée sur la grand-place de la prison. On pouvait entendre l'orateur hurler ses propos indignes. Il discutait fièrement de notre prochaine exécution. Nous ne pouvions pas rester ici plus longtemps. Je me retournais vers mon Maître qui se situait alors dans la cellule juste à côté, et me fit quelques signes de la main droite. Il cachait en fait un minuscule crochet percé dans son oreille. Ingénieux, n'est-ce pas ? Il commença alors à crocheter sa porte, et brisa l'outil dans sa victoire contre la serrure. Le bruit attira un garde et il fit alors semblant que la porte fut fermée. Mais le soldat, plus tenace que ce qu'il n'y paraissait, avait compris le stratagème. Il entra alors dans la cellule et pris brutalement le Maître par le bras. Il imitait la pauvre victime qui avait peur de la Mort, et venait accessoirement de me lancer le trousseau de clefs pendu à la ceinture du militaire. Il venait de me sauver la vie.

Je pus alors sortir simplement, et à l'aide d'un grappin de fortune que j'avais fabriqué avec une corde de pendaison et un crochet de torture, j'ai pu grimper le long du mur de la prison dans un coin abandonné. On connaissait les lieux, ce n'était pas la première fois qu'on en sortait. Mais alors, je me demandais pourquoi mon Maître ne m'avait pas rejoint... Et il s'avérait qu'en réalité, il s'était laissé emmener à la potence. Je restais sur la muraille de la prison, et j'observais la grand-place. J'aperçus finalement mon Maître grimper l’échafaudage, et je le fixais aussi discrètement que tristement. Il allait se sacrifier pour distraire la populace le temps de me laisser fuir. Il avait compris où j'étais, et fit quelques signes dans le vide quand il avait le dos tourné. Cette fois-ci, il s'agissait plus de coordonnées que d'un message. Mais... Je n'allais pas le laisser là ! Je ne savais pas quoi faire, ni comment. J'étais désarmé, sans aucun équipement... Et, pendant que je cherchais comment remédier à ça, la foule se calmait pour se relancer aussitôt dans un hurlement général. Un hurlement de guerre ou de victoire, je ne savais pas trop faire la différence. Mon Maître était pendu. Et je n'y pouvais rien. Il n'avait pas mis longtemps à succomber... Et dans sa Mort, il semblait calme, comme apaisé.

... J'étais tout le contraire. Cette ville m'a pris ma maison, puis ma mère, et ensuite mon Maître. Il était hors de question que je laisse faire ça. Cette mascarade avait assez durée. Alors, je repris aussitôt le grappin pour descendre. Je fonçais dans la foule, je bousculais du monde, avant qu'ils ne s'écartent tous et que le bourreau et le chef de la garde présents sur les lieux ne me reconnaissent. Ma première action fit de désarmer un garde un peu idiot que s'était jeté tête baissé contre moi. Je pris son épée, et le poussa contre la potence puis je me suis servi de lui comme d'un escabeau. Dans mon envol, je coupa la corde qui humiliait mon Maître. Et alors, un conflit s'engagea. Deux gardes s'étaient amenés. Le premier était celui désarmé, que dans un élan de rage je n'ai pas laissé le temps d'agir. Ma lame venait tout juste alors de transpercer son crâne. La foule fuyait dans un hurlement de terreur petit à petit, et moi je fixais le second adversaire. Celui-ci tenait un bouclier et une lance. Il a presque manqué de m'empaler sur place, mais j'ai pu esquiver de peu... En chutant dans la trappe de la plate-forme. Je me relevais doucement quand une main m'a agrippé au fond...
"... Guerrier Obscur... C'est ton nom..."

Mon Maître... Mon Maître me fixait, me dévisageait violemment... Mais semblait aussi souriant... Je ne savais plus quelle impression je lui donnais. Mais je m'en fichais.
Ces enfoirés allaient payer.

Alors, je ne suis pas remonté. J'ai d'abord transpercé le plancher avec mon épée pour planter le pied du garde. Le bruit qui longeait la parois en bois laissait à penser qu'il avait trébuché. J'en profite alors pour remonter, et le bourreau m'agresse aussitôt en manquant de me décapiter avec la structure. j'esquive de peu, en plaçant un uppercut, et je vois que le garde de tout à l'heure se relève à côté du cadavre de son compagnon, vidé de son sang longtemps avant lui. Je lui saute dessus avant de m'acharner sur son armure, et je finis par transpercer sa peau sur un point sensible de sa cuirasse. Il s'écroule alors, et je me prends un violent coup dans le dos. Je me retourne lentement avec quelques difficultés... Et c'est le chef de la garde qui me plaqua un violent coup d'estoc. Le bourreau n'avait toujours pas fini de détacher sa hache de la potence.

Un terrible conflit allait s'engager.
J'attaque le premier. Une attaque latérale, que le chef semble facilement parer. J'enchaîne alors avec une attaque en piquer, ce qui ne semble pas fonctionner non plus. Je ne passe pas son armure. Il me plaque alors un violent coup de botte, suivi d'une attaque verticale, que j'esquive de peu en roulant sur le côté. En me relevant, je tente de le frapper d'une attaque montante, ce qui a pour unique effet de le faire très légèrement reculer. Alors, il m'attaque à nouveau. Il tente de m'empaler, et dans ma tentative d'esquive désespérée... Il réussit. Heureusement, ça ne touche aucun point vital... Et quant à moi, j'ai une fenêtre étroitement ouverte sur son cou. Je prends mon épée, et la range dans sa trachée d'un geste rapide comme l'éclair. Il se détache de moi en retirant son épée violemment, et je m'empresse d'étouffer un gémissement avant de panser ma blessure.

Le bourreau venait de finir de détacher son arme, mais je perdais trop de sang, je ne pouvais pas rester là.. Je me suis empressé de prendre la fuite, honteux de ne pas avoir fini cet homme-là. Dans mon élan, je jeta mon épée à la va-vite et par un miracle quelconque, sans pour autant le tuer, j'ai pu toucher le bourreau. Je me suis rapidement retourné quand il hurla de douleur, et je n'avais fait qu'empaler son pied. Et vu la position de la lame, je crois juste avoir détruit son gros orteil. Mais il n'était plus au temps de la réflexion. J'en reviens alors à ma fuite.

La garde me poursuivait partout... Il était temps de quitter la ville... Cette foutue ville qui a détruit ma vie... Pas de parents, pas d'amis, pas de foyer, rien du tout... C'est en gros le résumé de mon enfance... Cliché, comme je disais, pour l'époque n'est-il pas ?
La ville contenait un port, et je ne pouvais que prendre ce ticket de sortie pour m'en aller. Les calèches étaient ruinées, et les sorties terrestres bloquées pour l'exécution du Maître Voleur. Et ce dernier semblait avoir tout prévu... Je me suis souvenu au dernier moment des derniers signes qu'il me fit. Des coordonnées. Et elles indiquaient les quais. En réalité, il parlait même d'un navire. Arrivé sur les lieux, un bateau était bien sur le point de prendre la mer. Au prix d'un effort gigantesque où j'ai du laisser couler énormément de sang, je me suis réfugié dans la cale par un hublot qui était ouvert.

Je sais que les signes parlaient d'un conteneur, mais j'ai oublié le reste... Je cherchais de quoi mieux stopper l'hémorragie, mais rien du tout... Je fouillais les tonneaux pour trouver du vin et de l'hydromel, principalement périmé, puis j'examinais les caisses remplies de vivres déjà goûtés par les rats et les asticots qui vivaient dans la caravelle.
Mais, à mon grand étonnement... J'ai trouvé un coffre caché derrière quelques steaks pourris. Je l'ouvris alors, il n'était pas verrouillé. Il contenait une tenue tout à fait semblable à celle de mon Maître... Un dessin l'accompagnait. C'était un de mes premiers brouillons. J'y avais dessiné un aigle s'envolant, je voulais y symboliser l'Ascension vers la Victoire. Et apparemment... J'avais terminé mon initiation.
J'étais devenu un Maître Voleur à mon tour. Mais, je n'avais pas oublié les paroles de mon Maître... Je n'étais pas digne de ce titre... J'avais tué. Volontairement, qui plus est. Et sans réfléchir, je me suis retrouvé avec un trou dans le ventre. Mais je devais trouver de quoi presser la blessure. Et alors, j'enfilais la nouvelle tenue après m'être servi de mon ancienne pour faire un vieux bandage déchiré et souillé par la poussière et le sang. Mais c'était toujours mieux que rien... Hé, qui sait quelle saloperie je pourrais attraper comme ça... ?

Je n'en pouvais plus... Cette ville, c'était trop pour moi... Je devais aller ailleurs... Visiter le Monde... Me changer les idées...
Je me demande où va ce navire... ?

Fini !
Et hop, un petit perso' à ma propre sauce :p !
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Ericsky

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MessageSujet: Re: Candidature de Duncan.   Sam 16 Mai - 17:05

Helloooow o/

Rien à redire, on tient une candidature équilibrée et propre. ^^
Règlement lu, toussa toussa..

Je pense qu'il n'y a pas besoin de le préciser, mais:
Candidature Validé! Bienvenue chez nous :3

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Candidature de Duncan.

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